L'Occupation: les années noires d'hier, les années grises d'aujourd'hui


Les ultras de la collaboration en politique

Marcel Déat (1894-1955): fondateur du Rassemblement national populaire (RNP), parti collaborateur et fascisant, Déat entra dans le gouvernement de Vichy comme secrétaire d'Etat en 1944 et se réfugia en Italie après la Libération.


Monseigneur Mayol de Lupé, aumônier général de la L.V.F. (Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme).


Pierre Laval (1883-1945): revient au pouvoir en 1940 après la défaite. Ministre d'Etat de Pétain, il obtint du Parlement la révision de la Constitution qui mit fin à la IIIe République. Vice-président du gouvernement de Vichy, il se montra favorable à la politique de collaboration et prépara l'entrevue Pétain-Hitler de Montoire (oct. 1940). Son attitude lui valut l'hostilité des ministres; remplacé par Darlan (1941), il fut arrêté mais libéré après l'intervention d'Abetz. Rappelé au gouvernement à la demande des Allemands (avr. 1942), il accumula les portefeuilles de l'Intérieur, de l'Information et des Affaires étrangères. Il déclara souhaiter "la victoire de l'Allemagne". Après avoir rejoint les membres du gouvernement de Vichy transféré à Belfort, puis à Sigmaringen (lors de la victoire des forces alliées), Laval gagna l'Autriche puis l'Espagne (mai 1945). De retour en Autriche, il fut arrêté à Innsbruck par les Américains qui le livrèrent aux autorités françaises. Il fut condamné à mort et fusillé.

Pétain et Darlan en rade de Toulon.

François Darlan (1881-1942): amiral de la Flotte, au moment de l'armistice de juin 1940, il ordonna aux bâtiments français de cesser le combat contre l'Allemagne et l'Italie et accepta d'être ministre des marines marchande et militaire dans le gouvernement de Vichy (16 juin 1940). Puis il devint vice-président du Conseil avec le portefeuille de l'Intérieur et des Affaires étrangères et successeur désigné de Pétain après le renvoi de Laval (déc. 1940). Il s'engagea alors avec les Allemands dans une politique de collaboration (entrevue avec Hitler, concession aux Allemands de droit sur les ports français d'Afrique et de Syrie). Les Allemands ayant exigé le rappel de Laval, Darlan démissionna (avr. 1942), tout en restant commandant en chef des armées. Se trouvant à Alger lors du débarquement allié (8 nov. 1942), il prit la direction d'un conseil impérial pour le regroupement des forces françaises; son autorité fut alors reconnue tant par les chefs militaires français, en Afrique du Nord, à Alexandrie, aux Antilles et à Dakar, que par les Américains; mais il n'obtint ni le ralliement de la majorité des bâtiments de l'escadre métropolitaine, qui se saborda, ni celui de l'amiral commandant en chef et résident général à Bizerte. Il fut assassiné peu après et remplacé par Giraud.

Et d'autres...

Anne-Marie Obajtek-Kirkwood


Page d'accueil | Description | Historique | Lectures | Films | Sites sur la toile